Pourquoi ce titre de blog?
Comme bien des raisons, c'est une histoire sentimentale.
Orion est la troisième constellation que j'ai apprise à reconnaître, dans le ciel de vacances de l'Aveyron, après la Grande Ourse et les Pléïades. Allez savoir pourquoi, ce n'est ni le
plantigrade (difficile à imaginer vous reconnaîtrez!), ni les compagnes d'Artemis qui me séduisirent, mais... le guerrier. Arrivée à ce stade de la culture astronomique, je n'ai pas jugé utile
d'aller plus loin; j'avais trouvé MA constellation.
Depuis, il a toujours veillé sur moi. Dès que je suis en terre inconnue ou terrain (émotionnel) incertain, je lève les yeux et, 9 fois sur 10, je n'ai pas besoin de chercher, bingo, le voilà,
rassurant, comme si il avait attiré mon regard. Les rationnels qui diront qu'il me saute aux eux dans le firmament parce que je le connais trop bien, chut :)
Jusqu'à très récemment, je n'avais jamais osé enqueter sur la mythologie qui l'avait baptisé: j'avais encore la croyance que les bulles des rêves sont fragiles. Finalement, son histoire est venue
à moi, lors d'un cercle de femmes autour du thème d'Artemis (mais cela, c'est une autre aventure...).
Du temps où je gardais ce mystère entier, quelle ne fut pas ma surprise de découvrir que les Elfes de Tolkien, qui me fascinent tellement que je suis allée visiter leurs cousins
en Nouvelle Zélande, lui vouaient une adoration particulière:
« Then by some shift of airs all the mist was drawn away like a veil, and there leaned up, as he climbed over the rim of the world, the Swordsman of the Sky, Menelvagor with his shining belt.
The Elves all burst into song. »
The Fellowship of the Ring
Et pour couronner le tout, j'ai appris que cette constellation abritait des secrets encore plus ésotériques, que je tais pour ne pas perdre trop de monde. Enfin, juste un, qui nous permet de
revenir au titre du blog: le baudrier d'Orion est fait de trois étoiles presques alignées (la plus petite est légèrement décalée) et les pyramides de Giza sont placées selon le même dessin (ou
presque: le dessin qu'avaient les étoiles il y a 10.500 ans).
Derrière la science, le mystère, et derrière le mystère, une autre science...cela résume assez bien mon parcours dans la connaissance du monde. Et puis ainsi, le guerrier veille aussi sur mes
écrits, lui qui fut le seul amant de la déesse qui court pieds nus dans la forêt armée de son arc, la lune sur son front (on revient aux Elfes, tout se tient).